Comment je gère les ratés, en cuisine, et ailleurs.

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Bonjour mes chers lecteurs végé-curieux !

En ce moment je cuisine plein de recettes pour un buffet de bouchées végétaliennes que je vais préparer dans deux toutes petites semaines ! Le genre de défi que j’adore relever mais qui peut me mettre dans tous mes états. A chaque fois c’est pareil, je me mets une pression de feu, je suis sur les nerfs pendant 24h, je crie à mon chéri « plus jamais ça ! ». Mais la vérité c’est que j’adore planifier des buffets, arranger une jolie déco de table, et nourrir une grosse tablée. Je l’ai fait pour mon mariage avec un buffet de desserts, pour la soirée de départ aux US de ma grande soeur adorée, lors de mes innombrables crémaillères, pour des repas de Thanksgiving, pour mon anniversaire, pour des paniers gourmands de Noël… Chaque fois c’est pareil, je passe des heures à peaufiner le menu, dépense des fortunes en ingrédients et cuisine plusieurs jours sans m’arrêter.

Et généralement je termine 10 minutes avant que les invités n’arrivent. Parce que tant qu’il me reste du temps, je cherche toujours ce que je peux améliorer. Du coup, je suis sur les rotules pendant la soirée et ai un peu de mal à profiter. Mais la satisfaction et les compliments des invités qui se régalent me font recommencer à la première occasion. Si j’avais des sous illimités, je passerai ma vie à cuisiner pour les autres. Rappelez moi de jouer plus souvent au Loto d’ailleurs !

Et je rate parfois mes recettes comme tout le monde ! Je ne suis pas hyper rigoureuse quand je teste une recette et sors assez facilement des indications de préparation. Super confiante ! Et comme ça ne m’effraie pas du tout de tester de nouvelles recettes pour un événement (voir même c’est ce que je préfère) ça m’est déjà arrivé plus d’une fois.

Il n’y a rien qui m’attriste le plus et je me sens trop mal si je m’en rend compte une fois le plat servi. Ce qui arrive souvent avec les desserts. Et là, au lieu de laisser couler, je ne peux m’empêcher de me justifier. Prévenir que c’est bof même quand mes invités n’y accordent pas autant d’attention que moi. Je peux insister longtemps… Bref, je dépense un max d’énergie à contenter le plus grand monde parfois au lieu de profiter simplement d’une soirée. Je veux toujours montrer le meilleur de moi-même, au lieu d’être juste moi-même.

Un travail à faire sur moi, et qui s’applique aux autres aspects dans ma vie. On a tous des qualités et des défauts et le plus important est de travailler dessus non ?

Alors je fais quoi ?

Le secret pour moi c’est de moins improviser au dernier moment, de plus préparer en amont. C’est ce qui m’apaise en tout cas et me permet d’être encore meilleure. Ce n’est pas que je ne suis pas organisée en avance, mais c’est que tant qu’il me reste du temps, je rajoute et rajoute encore à ce qui était déjà prévu. Je m’enflamme ! Les tâches dures et fatigantes ne m’effraient pas tant donc tant que je peux donner je donne. Mais je fatigue quand même, et peux craquer à la toute fin des préparatifs. Ou juste être super mécontente et de mauvaise humeur pour un tout petit raté ou un plat fade. Stick to the plan !

D’autres solutions ?

Me dire « non » même si je pense avoir le temps et l’énergie de faire encore plus. Non aux dernières courses « parce qu’on ne sait jamais si quelqu’un préfère tel ou tel cracker ? » « Et puis il n’y a peut-être pas assez … » Et si j’ai demandé aux invités de ramener leurs boissons, je n’ai pas besoin d’en acheter quand même « au cas où ». Déléguer, Demander de l’aide, déléguer encore…

C’est aussi publier un article même quand je sais qu’il n’est pas parfait. Ne pas relire toutes mes publications parce que j’ai trouvé une faute d’orthographe dans un article. Avoir vu une erreur, une imperfection, mais la laisser.

Etre mécontente de ma photo mais la publier parce que je n’ai pas le temps.

Lâcher prise.

Conseil que je suis tellement loin d’appliquer au quotidien, mais en être consciente est la première étape, non ? Le yoga m’aide tellement là-dessus. Je n’ai pas encore trouvé le studio qui me convienne. Des idées près de la station Laurier à Montréal ?

Voilà mes tergiversations à propos de la cuisine, et ailleurs. Est ce que vous êtes comme moi ? Dans le contrôle, l’amélioration continuelle et le désir absolu que tout le monde vous apprécie ?

 

 

 

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